1. Le régime préhistorique

Introduction et description du régime préhistorique


L'idée du régime préhistorique part d'un constat très simple : nous ne mangeons plus de la même façon que nos ancêtres. Notre alimentation actuelle n'est donc pas l'alimentation naturelle et ancestrale la plus adaptée génétiquement à notre espèce.

Les mutations spontanées de l'ADN sont de l'ordre de 0,5% par million d'années. Ce qui signifie que nous avons quasiment le même patrimoine génétique que nos ancêtres du paléolithique (il y a 40 000 ans). Notre patrimoine est le même, nos capacités de digestion et les besoins de l'organisme aussi, mais l'alimentation a changé. Elle n'est donc plus adaptée à notre corps, ce qui explique la recrudescence des maladies cardio-vasculaires, des cancers et de l'obésité.

Avec l'apparition de l'agriculture et surtout ensuite la révolution industrielle, les modes alimentaires ont changé, alors que nous, humain, ne changions pas. Nous ne sommes donc pas génétiquement adaptés à la nourriture moderne. La nourriture moderne est riche en graisse, les glucides à fort index glycémiques sont légions, les teneurs en vitamines, minéraux et fibres sont bien trop faibles.

Ce sont tous ces petits déséquilibres qui créent les maladies modernes. Alors que l'alimentation actuelle est riche et variée, les carences et les pathologies sont nombreuses, ce qui n'était pas le cas pendant la préhistoire.

D'après les os qui nous sont parvenus, les hommes du paléolithique sont aussi grand que nous, et en bonne santé. Pas de carie, ni d'ostéoporose, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, les carences sont rares, de même que les maladies infectieuses.

Les premiers changements apparaissent au Néolithique, la domestication des céréales (-10 000 ans) et donc la consommation massive de farine apporte les premières caries. La fin du régime paléolithique a été ensuite précipitée par la consommation de sel, de sucre et de produits laitiers.

A noter un paradoxe majeur : les produits laitiers sont conseillés depuis des dizaines d'années, alors même que nous sommes incapables de les digérer correctement. En effet, l'enzyme capable de digérer le lactose disparaît à l'age adulte chez la majorité d'entre-nous. Cette lacune entraîne ballonnements, troubles digestifs et diarrhées.

 
2. Santé et régime préhistorique

Les bienfait du régime préhistorique pour la santé


Le but du régime préhistorique est de revenir à l'alimentation pour laquelle notre espèce est faite.

Ainsi les maladies liées à l'alimentation (obésité, cholestérol ..) seront éliminées. Parmi les maladies pouvant profiter du régime préhistorique, on peut citer :
- Certains cancers ;
- Infarctus et problèmes cardio-vasculaires ;
- Hypertension ;
- Obésité ;
- Diabète ;
- Troubles intestinaux, ballonnements, flatulence ..

Voici un petit résumé pour expliquer comment ce régime apporte ces bénéfices :
- La consommation de produits naturels à faible index glycémique permet une meilleure régulation de l'insuline, donc de la faim et donc du poids et une diminution des risques de diabète ;
- Une diminution des graisses animales et un plus grand apport en bon lipide réduit tous les troubles liés au cholestérol ;
- En supprimant le lait et les produits laitiers pour les adultes, les troubles digestifs sont éliminés.

Tous ces bénéfices aboutissent bien évidement à une meilleure santé, mais aussi une longévité augmentée avec une réduction de la mortalité (entre 45 et 65 ans) et plus de vitalité au quotidien. Moins de coup de fatigue et plus d'énergie.

Bonus : il permet de réduire le poids et de maintenir par la suite un poids plus stable. Quand on sait que plus de 20 % des Américains sont en surpoids et qu'en France, cette proportion atteint 10%, on mesure tous les bénéfices d'un régime préhistorique.

 
3. Principes alimentaires du régime préhistorique

Composition des menus du régime préhistorique


Nos ancêtres avaient un régime basé sur leurs deux moyens de se procurer de la nourriture :
- 30% des apports caloriques provenaient de la chasse ;
- 70% des apports provenaient de la cueillette

La cueillette apportait donc 70% des apports, les aliments cueillis étaient bien sûr mangés tels quels, sans transformation ( à part une cuisson pour certains) :
- Fruits et légumes;
- Baies ;
- Noix de toutes sortes ;
- Rizhomes ;
- Plantes comestibles.

Cet apport important de végétaux fournissait des glucides complexes à index glycémique lent, beaucoup de fibres, des acides gras essentiels (oméga 3 et 6) mais surtout énormément de vitamines. On estime actuellement que l'apport en vitamine était de 3 à 10 fois supérieur aux recommandations Européennes actuelles. Par exemple, l'apport en vitamine C était situé autour de 600mg par jour (contre 60mg pour les AJR) et l'apport en calcium était 2 fois plus important que le notre.

La viande composait 30 % des apports caloriques, elle provenait de la chasse, mais aussi des charognes. Les muscles étaient consommés, de même que les abats, très riches d'un point de vue nutritionnel. Mais la viande des animaux sauvages n'est pas du tout la même que celle que nous achetons, sa teneur en graisse était située aux environs de 4-5% contre 20-25% pour les viandes d'élevage actuelles.

Il y avait donc près de 30% des apports caloriques en provenance des protéines, alors que les recommandations actuelles préconisent à peine 15 %. Ce ratio est à mettre en parallèle avec les dernières études, qui préconisent un apport calorique par les protéines de 25% pour perdre du poids ! Soit quasiment le même ratio que celui de nos ancêtres.

De plus, cet apport plus faible en graisses saturées permettait d'obtenir un ratio de 1 pour 1 entre les deux familles d'acides gras essentiel : les oméga 3 et les oméga 6. On considère actuellement que le ratio idéal pour les oméga 3 / oméga 6 se situe entre 1/1 et 1/4 alors qu'il est de 1/20 à cause de notre alimentation.

 
4. Faire un régime préhistorique moderne

Quelques conseils nutritionnels pour avoir régime préhistorique à notre époque


De nombreux aliments consommés à cette époque ne sont pas accessibles à la vente et la plupart de ceux qui le sont ont été tellement modifiés qu'ils n'ont que peu de chose en commun avec ceux que consommaient nos ancêtres. Les apports en vitamines et minéraux sont plus faibles, les apports en gras plus élevés.

Il n'est donc pas évident de donner d'exemples clairs de menus à adopter pour un régime préhistorique. Néanmoins, il est possible de se rapprocher du régime préhistorique en suivant les quelques conseils que propose cet article.

Le premier conseil est de revenir au vrai goût des aliments, en supprimant le sucre et le sel.

Le second est de supprimer le lait : mal digéré, il n'a que peu d'utilité dans une alimentation. Les céréales et plus particulièrement les céréales raffinées (pains blanc, gâteaux, farine, céréales du petit déjeuner) doivent être exclues.

Toutes les noix sont conseillées (cajou, Macadamia, noix du Brésil, amandes, châtaignes, noisettes ...). Elles apportent notamment de l'acide alpha-linoléique, un acide gras essentiel de la famille des oméga 3.

Pour la viande, préférer les viandes maigres (volaille, lapin), faibles en graisse. Consommer du poisson, pour l'apport en oméga 3 et 6. Dans la mesure du possible, privilégier les viandes / poissons élevés le plus naturellement possible, ou mieux, le gibier et les poissons péchés (et non élevés en ferme aquacole).

Les abats sont de très bonnes sources de protéines et de vitamines. Le foie est très riche en vitamine A et B9.

Les crustacés, mollusques et autres fruits de mer sont conseillés pour leur apport en minéraux (zinc, fer, sélénium ...).

Les légumes, fruits, baies et tubercules sont bien sûr la base de ce régime. Il faut toutefois éviter les pommes de terre (index glycémique élevé, préférer les patates douces) et les carottes (même problème) et privilégier les végétaux issus de souches « anciennes » ou « sauvages ». Les plantes aromatiques sont riches en anti-oxydants, à consommer sans modération.